mercredi 26 décembre 2018

Jusqu'en l'An Mil Les origines

La France d'avant la France a été appelée Gaule ou plutôt Gaules par les Romains, qui l'ont soumise pendant un demi-millénaire. Ensuite, elle a été connue comme le royaume des Francs, du nom de ses plus prestigieux envahisseurs.
À l'approche de l'An Mil, on l'appelait pour simplifier Francie, ou plutôt Francie occidentale pour la distinguer de la Francie orientale (l'actuelle Allemagne).
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« La France est une personne »
« La France est une personne », a dit Jules Michelet, mais une personne qui cache bien sa date de naissance. La présence d'êtres humains sur le sol métropolitain est attestée depuis 1,8 million d'années. Comme le reste de la planète, ce territoire a ensuite connu de nombreuses allées et venues jusqu'à l'aube de l'Histoire.
De l'Âge de pierre, ou Paléolithique, nous avons conservé les très belles fresques rupestres de Lascaux(vers 16000 ans av. J.-C. ou 18000 BP - Before Present) et de rares et remarquables statuettes en ivoire comme la Vénus de Brassempouy (ci-contre).
Vers 6000 av. J.-C., les habitants de notre pays commencent à se regrouper dans des villages permanents. En matière d'outillage, la pierre polie se substitue à la pierre taillée. Ils pratiquent l'agriculture autour de leurs habitations en complément de la cueillette et de la chasse. C'est le Néolithique.
Les alignements mégalithiques de Carnac, datant d'environ 4500 av. J.-C. témoignent de l'existence de pratiques religieuses. Ce sont des pierres dressées (« menhirs » en breton) dont la signification nous échappe encore aujourd'hui.
Quelques siècles plus tard se développent de nouvelles formes de civilisations dont les tumulus funéraires continuent de témoigner. Il s'agit de galeries de pierres plates destinées à l'inhumation des défunts et recouvertes de terre. Beaucoup de ces tumulus apparaissent aujourd'hui dépourvus de terre, sous la forme de tables de pierre géantes (« dolmens » en breton).

Nos ancêtres les Celtes

À l'Âge du bronze, au IIe millénaire avant notre ère, le territoire est occupé par une population mystérieuse, les Ligures.
Puis, vers 750 av. J.-C., au premier Âge du Fer, des intrus en provenance du bassin danubien et d'Asie mineure s'installent dans les clairières : les Celtes. Les Grecs les appelaient les Galates ; les Romains, et notamment Jules César, les ont baptisés les Galli. Nous les connaissons aujourd'hui comme les Gaulois.
Le dieu de Bouray, statue en bronze de 48 cm, découverte en 1845 près d'Étampes (musée de Saint-Germain-en-Laye)Ces Celtes pratiquent les sacrifices humains et aiment la guerre, qu'ils pratiquent parfois nus ! Mais ils développent aussi une civilisation relativement avancée pour l'époque. Ils amènent avec eux la métallurgie du fer (civilisation de Hallstatt). Ils défrichent à grande échelle le pays, cultivent le blé et la vigne, exploitent des gisements d'or et d'argent...
Grâce aux nombreux fleuves qui sillonnent le pays, les échanges se développent. Par la vallée du Rhône et de la Saône, les Celtes commercent avec les Grecs comme le montrent les beaux objets découverts dans la tombe de Vix, en Côte d'Or (autour de Dijon).
Les Grecs sont eux-mêmes très présents sur le littoral méditerranéen, où ils implantent des colonies comme Marseille (vers 600 av. J.-C.) et Nice (Nikè, le port de la vitoire). Les Grecs apportent avec eux l'écriture et l'usage de la monnaie.
À la faveur des guerres puniques contre Carthage, Rome occupe le littoral méditerranéen de la Gaule et en fait une province (d'où le nom actuel de Provence) baptisée Narbonnaise. Sa capitale Narbonne (Narbo Martius) est fondée en 118 av. J.-C.
Cette province s'organise autour d'une importante route qui court des Alpes aux Pyrénées, la via Domitia (ou Domitienne). À Narbonne comme à Aquae Sextiae (Aix-en-Provence) et Tolosa (Toulouse), des garnisons romaines maintiennent la paix. Mais la brutale irruption de guerriers germaniques, les Cimbres et les Teutons, la met en danger. Ces derniers sont battus par Marius en 101 av. J.-C. à Verceil, au pied des Alpes.
Le cratère de Vix, musée du pays châtillonnais
La conquête romaine
De 58 à 52 av. J.-C., Jules César, un général romain ambitieux, neveu par alliance de Marius, mène plusieurs campagnes en vue de soumettre l'ensemble du territoire entre le Rhin et les Pyrénées (la « Gaule chevelue », appelée ainsi en raison des nombreuses forêts qui la couvrent et des longs cheveux de ses habitants). À peine croit-il y avoir réussi qu'une révolte générale éclate,  menée par un jeune noble Gaulois : Vercingétorix. Ce dernier vainc les Romains à Gergovie, en Auvergne, mais il est défait peu de temps après à Alésia, en Bourgogne.
La Gaule se soumet à Rome au prix d'un effroyable tribut : un million de Gaulois auraient été réduits en esclavage par les légions de César sans parler des destructions massives. Les villes et les récoltes sont incendiées.
Le 9 octobre de l'an 43 av. J.-C., un légat romain fonde la ville de Lugdunum, aujourd'hui Lyon, au confluent du Rhône et de la Saône. En 27 av. J.-C., Auguste décide d'en faire la capitale commune des trois provinces de la Gaule chevelue. Cette appellation regroupe les territoires qui n'étaient pas romanisés avant leur conquête par Jules César : l'Aquitaine (au sud de la Garonne), la Celtique ou Lyonnaise (entre la Garonne et la Seine) et la Belgique (entre la Seine et le Rhin).
En 17 de notre ère, Tibère aménage deux provinces complémentaires sur le Rhin : la Germanie supérieure (autour de Cologne) et la Germanie inférieure (autour de Mayence).
La paix romaine
Les débuts de l'occupation romaine ne sont pas de tout repos. Aux tourments de la conquête s'ajoutent au Ier siècle de notre ère des révoltes locales, réprimées avec brutalité. Mais les notables gaulois finissent par se rallier massivement, grâce à l'empereur Claude qui leur ouvre les portes du Sénat.
L'agriculture progresse grâce au génie inventif de la population (exploitation intensive des céréales, viticulture...), faisant des Gaules l'un des greniers de l'empire. La culture de la vigne prospère, notamment en Bourgogne et dans le Bordelais.
Les villes se multiplient dans le pays, construites sur le modèle de Rome, avec temples, amphithéâtre, forum, aqueducs... De nouvelles voies facilitent les échanges commerciaux et culturels. La langue latine se substitue progressivement au gaulois, qui ne disparaît complètement qu'au Ve siècle.
Au IIe siècle, le Siècle d'or des Antonins, une religion nouvelle se diffuse dans les villes : le christianisme. Certains empereurs y voient un obstacle à l'unité de l'empire. Sous le règne de Marc-Aurèle, à Lyon, plusieurs chrétiens sont livrés aux bêtes fauves. Parmi eux l'évêque Pothin et Blandine. Les persécutions ne s'arrêtent qu'avec la conversion de Constantin.
La Gaule face aux Barbares
Au IIIe siècle, les légions romaines ont de plus en plus de mal à contenir la poussée des Germains (les Barbares). En 260, Postumus, un général gaulois, se proclame empereur et établit son autorité sur la Gaule. La sécession va perdurer une quinzaine d'années avec de violentes révoltes paysannes, les Bagaudes, qui secouent la Gaule.
Au siècle suivant, les incursions de Barbares se multiplient. À l'instigation de Saint Martin, soldat romain originaire du Danube devenu évêque de Tours, de plus en plus de Gallo-Romains cherchent un réconfort dans le christianisme... De nombreuses villes perpétuent aujourd'hui le nom du saint patron de la Gaule, inhumé en grande pompe à Tours le 11 novembre 397.
Le 31 décembre 406, un grand nombre de Germains profitent de ce que le Rhin est gelé pour le traverser. Les Vandales s'installent en Espagne, les Wisigoths en Aquitaine puis au-delà des Pyrénées, les Francs au nord de la Seine, les Burgondes le long du Rhône et de la Saône... Au même moment, des Celtes chassés des îles britanniques par les invasions germaniques se replient à la pointe de l'Armorique qui, dès lors, va prendre le  nom de Bretagne.
Dans les années qui suivent, en Gaule comme dans le reste de l'empire romain d'Occident, les rois barbares s'approprient ce qui reste de l'autorité étatique. Les seules personnes en mesure de leur résister sont les évêques catholiques qui détiennent l'autorité spirituelle. Ils interviennent dans la gestion locale en combattant les disettes, en négociant avec les Barbares et parfois même en organisant la défense du territoire.
En 476, l'empire romain retrouve une unité formelle mais les barbares installés en Occident en prennent le contrôle effectif : les Wisigoths sont en Espagne et dans le sud-est de l'actuelle France, les Burgondes dans l'est et les Francs au nord-ouest.
Le baptême de Clovis, plaque de reliure du IXe siècle relatant la vie de Saint Remi, détail(musée de Picardie, Amiens)
La première dynastie : les Mérovingiens
Le 25 décembre 498 (ou 496), Clovis, roi des Francs de 481 à 511, renonce au paganisme sous l'influence de sa femme Clotilde. Il se fait baptiser à Reims avec 3 000 guerriers dans la religion catholique, ce qui le distingue des autres rois barbares, adeptes de l'arianisme, une confession chrétienne rivale du catholicisme. Il devient ainsi le protecteur des catholiques et en particulier des Gallo-Romains, à tel point que saint Avitus, évêque à Vienne, lui écrit : « Lorsque tu combats, c'est nous qui triomphons ».
Bénéficiant du soutien du clergé catholique gallo-romain ainsi que des techniques de l'armée romaine dont il est officier (puis consul en 508), il vainc les autres rois barbares jusqu'à étendre le royaume des Francs des Pyrénées à la Rhénanie.
Mais, après la mort de Clovis, son royaume est partagé entre ses quatre fils selon la coutume germanique. Leurs descendants vont régner cahin-caha pendant trois siècles sous l'appellation de Mérovingiens (d'après Mérovée, un aïeul légendaire).
Au fil des partages successoraux et des guerres, le royaume des Francs se subdivise en plusieurs entités : la Neustrie (à l'ouest), l'Austrasie (à l'est), la Burgondie (au sud-est) et l'Aquitaine (au sud-ouest). Il refait brièvement son unité sous le règne de Dagobert 1er, roi d'Austrasie en 622 et roi des Francs en 629, assisté du « bon saint Éloi ».
Après sa mort en 639, en raison de ses donations importantes à l'Église, Dagobert devient le premier roi inhumé à Saint-Denis, nécropole des rois de France.
Ses successeurs, moins actifs, laissent leur majordome, ou « maire du palais », gouverner à leur place. Cela leur vaudra plus tard la réputation de « rois fainéants ».
En 732, le maire du palais d'Austrasie, un certain Charles Martel (ainsi surnommé parce qu'il « frappe comme un marteau »), arrête une incursion arabe entre Poitiers et Tours. Les musulmans, qui avaient débarqué en Espagne vingt-et-un ans plus tôt, se replient au sud des Pyrénées.
La deuxième dynastie : les Carolingiens
Soldat carolingien terrassant un ennemi (diptyque en ivoire de l'abbaye d'Ambronay - Ain, IXe siècle, musée de Bruxelles)Les maires du palais devenant de plus en plus importants et leur charge héréditaire, une dynastie de maire du palais, appelée carolingienne, se crée et se renforce jusqu'à supplanter la dynastie royale des Mérovingiens. Avec l'aide des papes pour qui « il vaut mieux appeler roi celui qui a le pouvoir que celui qui en est dépourvu », cette dynastie de fait devient une dynastie royale de droit.
En 751, Pépin le Bref, fils et successeur de Charles Martel, se voit reconnaître par les grands seigneurs la qualité de roi en lieu et place de l'héritier légitime des Mérovingiens. Il est confirmé dans son titre par le pape Étienne II qui le sacre roi avec sa famille à Saint-Denis, en 754. C'est une première : le rituel du sacre, autrement dit l'onction du front par de l'huile sainte, sera repris plus tard par les rois capétiens. On peut y voir le début de la monarchie de droit divin, même si le terme est beaucoup plus tardif.
En 768, Pépin le Bref lègue son royaume à ses fils Carloman et Charles 1er, futur Charlemagne (du latin Carolus MagnusCharles le Grand). À la mort de son frère, trois ans plus tard, Charles devient seul roi des Francs. Il va dès lors porter le royaume à sa plus grande extension. Jusqu'à sa mort, quarante ans plus tard, il ne se passera pas une année qu'il n'aille à la guerre, tantôt contre les musulmans d'Espagne, qu'il repousse au-delà de l'Ebre, tantôt contre les Saxons qu'il christianise par la contrainte.
Naissance d'une épopée
Le 15 août 778, au retour d'une campagne contre les musulmans, l'arrière-garde de Charlemagne est défaite au col de Roncevaux, dans les Pyrénées, par des montagnards basques. Bien plus tard, des troubadours tireront de cet événement la Chanson de Roland, l'un des plus grands poèmes épiques du Moyen Âge.
En 800, le roi Charles accompagne à Rome le pape Léon III. Ne pouvant plus compter sur la protection de l'empereur romain d'Orient, victime de séditions, le pape décide de s'en remettre aux Francs. Dans la basilique Saint-Pierre, il dépose un diadème sur la tête de Charles, le fait acclamer par la foule puis se prosterne à ses pieds. Le roi des Francs devient ainsi « Empereur des Romains ». Il a l'illusion de relever l'empire romain d'Occident, disparu quatre siècles plus tôt.
En marge de la guerre, Charles, ou Charlemagne, mène de grandes réformes. Avec le moine anglais Alcuin, il réhabilite le latin comme langue de culture. Il restaure un semblant d'administration en s'appuyant sur les évêques et les comtes, seigneurs locaux qui formeront la base de la future noblesse féodale, eux-mêmes surveillés par des inspecteurs généraux. Pour mieux les contrôler, il les réunit chaque année en une Assemblée générale appelée « champ de mai ».
Certains historiens voient dans son règne une première Renaissance après les ténèbres de l'époque mérovingienne.
Capitulaire de Villis sur l'organisation du monde rural par Charlemagne (vers 800)
L'empire carolingien après Charlemagne
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Cette carte montre l'empire carolingien à la mort de Charlemagne et les grands ensembles territoriaux qui vont naître de son partage entre les trois petits-fils du grand empereur : France, Allemagne...
Le fils de Charlemagne, Louis 1er le Pieux, hérite de l'empire mais ne peut empêcher ses propres fils de se disputer son héritage sans attendre sa mort.
Le 14 février 842, Charles le Chauve et Louis le Germanique échangent à Strasbourg un serment d'assistance mutuelle en vue du partage de l'empire au détriment de leur frère Lothaire.
Louis le Germanique prononce son serment en langue romane (l'ancêtre du français), pour être compris des soldats de son associé. Charles le Chauve fait de même en langue tudesque(l'ancêtre de l'allemand). Les serments de Strasbourg sont ainsi les plus anciens témoignages que nous possédions du français et de l'allemand.
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L'année suivante, en août 843, les trois frères concluent un compromis à Verdun par lequel ils se partagent enfin l'empire, au grand regret du clergé qui aurait souhaité un empereur unique pour une religion unique. Lothaire hérite du titre d'empereur et de la partie centrale, de l'Escaut à la plaine du Pô, la Lotharingie (l'actuelle Lorraine rappelle son nom). Charles le Chauve reçoit la Francie occidentale (la future France) et Louis le Germanique la Francie orientale (future Allemagne).
En moins d'un siècle, l'héritage de Charlemagne va se désintégrer sous les coups extérieurs. Des pirates venus en bateau de Scandinavie, les Normands ou Vikings, remontent les fleuves, semant partout la désolation. Installés dans des nids d'aigle sur la côte méditerranéenne, des Sarrasins musulmans lancent de leur côté des razzias jusque dans les Vosges. Enfin, à l'est, surgissent de redoutables nomades, les Hongrois ou Magyars, qui entament des chevauchées jusqu'à Nîmes.
Naissance de la féodalité
Les souverains carolingiens délèguent la défense de l'empire à leurs compagnons de combat (en latin comites, dont nous avons fait comtes) qui sont d'abord des fonctionnaires. Mais quand les terres octroyées deviennent héréditaires, ces comtes s'éloignent de l'autorité du roi et deviennent de simples vassaux.
Retranchés dans leurs châteaux d'abord construits en bois, les seigneurs se font la guerre sans trêve. Ils ne consentent à obéir qu'à celui dont ils tiennent leur terre, appelée fief. Le lien entre le vassal et son suzerain forme ainsi la base de la noblesse terrienne héréditaire, fondée sur des liens d'allégeance d'homme à homme. C'est la « société féodale ».
Les successeurs de Charles le Chauve ont le plus grand mal à contenir les Normands. Aussi, le 29 février 888, les barons de Francie occidentale élisent-ils roi l'un des leurs : Eudes, comte de Paris, qui s'est bien battu face aux Normands.
Mais lorsqu'il meurt, dix ans plus tard, un Carolingien, Charles III le Simple, fils de Louis le Bègue, reprend le titre royal. En 911, il donne à un chef normand, Rollon, l'embouchure de la Seine, la future Normandie. En échange, le pirate reçoit le baptême et jure fidélité au roi.
Timide renouveau
Dans cette atmosphère de fin du monde émergent les premiers signes d'un renouveau. Il va sans dire que les contemporains n'en ont aucune conscience. Le 11 septembre 910, en Bourgogne, en un lieu inculte appelé Cluny, une poignée de moines obtiennent du duc d'Aquitaine le droit d'installer une abbaye qui, chose nouvelle, n'aura de comptes à rendre qu'au pape. Très vite, l'ordre clunisien essaime dans tout l'Occident. Ses abbés acquièrent une autorité morale très forte et en usent pour adoucir les mœurs des guerriers et des rois.
Les derniers Carolingiens doivent s'accommoder de la tutelle des énergiques comtes de Paris, Robert 1er et Hugues le Grand, frère et neveu du roi Eudes. Finalement, le 1er juillet 987, les barons de Francie occidentale élisent à la dignité de roi des Francs le comte de Paris Hugues, qui n'est autre que le petit-neveu du roi Eudes. Il se fera connaître sous le nom d'Hugues 1er, dit Capet... Les héritiers directs de Charlemagne passent à la trappe. C'est la fin de la dynastie carolingienne et le début des Capétiens...
André Larané

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